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Coffret DVD Rwanda 94

Extraits de presse :


 
6 Mois, le XXIème siècle en images n°7, printemps-été 2014
Rwanda 94 par le Groupov
 
(DVD éd. RTBF)
"Une tentative de réparation symbolique envers les morts" c'est ainsi que le groupe de théâtre belge mené par Jacques Delcuvellerie présente son travail sur la mémoire. Un spectacle magistral et brillant.
 
 
David Faroult, Théâtre public n°211, janvier-mars 2014
Rwanda 94 du Groupov, enfin édité en DVD
 
Dès la présentation d’une version work in progress au festival d’Avignon 1999, et donc avant même la création de sa forme « définitive » à Liège en mars 2000, la pièce du Groupov Rwanda 94 a constitué un événement théâtral. 
 
Sa tournée l’a conduit à être présenté sur trois continents jusqu’en 2005, sans que son imposante durée (près de six heures) ne dissuade un nombreux public d’assister aux près de 100 représentations de la vie de ce spectacle. 
Non seulement un événement mais, comme l’écrit judicieusement, Olivier Neveux, Rwanda 94 est une « somme des formes et dispositifs » que le théâtre politique au XX° siècle avait « sinon inventés, du moins perfectionnés » (1) : de Brecht à l’agit-prop, du Bread & Puppet à Piscator, tous les héritages semblaient en effet devoir être mobilisés pour cette « tentative de réparation symbolique envers les morts, à l’usage des vivants ». Pour l’usage des vivants, et afin de leur être utile, l’œuvre pratique une polémique en actes : apparue dans un moment où certains prônaient, devant la monstruosité génocidaire, un refus de représentation sidéré par le Hier ist kein warum (« Ici il n’y a pas de pourquoi ») des assassins, le Groupov, au contraire, soutient que « ce que l’homme a noué, l’homme doit pouvoir le dénouer ». Ainsi, convoquant successivement le témoignage, la fiction, le didactisme, le document, le chant, la parodie… le spectacle tente-t-il une élucidation du processus par lequel le génocide des Tutsi du Rwanda fut possible entre avril et juillet 1994, mobilisant de larges masses pour assassiner une supposée « ethnie » minoritaire ainsi que les opposants à ce crime. 
Le Groupov, « centre expérimental de culture active », situé à Liège, et son co-fondateur, Jacques Delcuvellerie, metteur en scène du spectacle, ont largement pris en compte le caractère occidental de leur travail et de ses destinataires : aussi, les responsabilités coloniales et néo-coloniales dans les prémisses et la conduite même du génocide sont-elles particulièrement soulignées. 
On attendait depuis les dernières représentations liégeoises de 2005, destinées à une captation télévisée (diffusée une fois par la RTBF) l’édition DVD de cet important travail. D’autres publications pouvaient nourrir notre patience (le texte de la pièce (2), un double CD de sa musique, aujourd’hui épuisé (3), un ensemble de documents et d’études (4)), mais on peut dire aujourd’hui qu’elle est largement récompensée. En effet, le soin particulier accordé à la préparation de cette édition, fait de ce coffret de 5 DVD un objet remarquable. Il réunit d’abord, sur les trois premiers disques, l’intégralité du spectacle, pour laquelle des sous-titres anglais, néerlandais et espagnols, ainsi qu’une traduction simultanée à plusieurs voix en kinyarwanda sont disponibles. Mais aussi un précieux document en « bonus », Œuvres en chantier, réalisé par Marianne Sluszny et le regretté Guy Lejeune récemment disparu, qui dresse un portrait de l’équipe du Groupov à la veille de la création de mars 2000. 
Sur les deux DVD suivants, également sous-titrés en anglais et traduits en kinyarwanda, deux documentaires de Marie-France Collard témoignent de sa persistance acharnée à prolonger le travail du Groupov autour du génocide des Tutsi du Rwanda. 
Le premier, Rwanda. À travers nous, l’humanité…, présenté dans sa version intégrale de 2h35, inédite en France et en DVD, explore le sort des rescapés du génocide en 2004, dix ans après, tandis que le Groupov est invité à présenter pour la première fois son spectacle au Rwanda (Butare, Kigali, Bisesero). Leur rencontre avec les résistants de Bisesero, dont la dernière partie du spectacle célèbre l’héroïsme, compte parmi les moments saisissant de ce film indispensable. 
Le second, Bruxelles – Kigali, documente le procès en 2009 d’un génocidaire qui avait pu jusqu’alors trouver refuge en Belgique. Marie-France Collard a obtenu l’autorisation exceptionnelle de filmer les débats du tribunal. Combinant les témoignage des plaignantes tout au long du processus judiciaire et d’insoutenables archives filmées du génocide projetées au tribunal, son film met en perspective les travaux de la justice. Il s’en dégage une ténacité amère face à l’ampleur des tâches juridiques encore inaccomplies, faute d’être seulement entreprises. 
L’un et l’autre imposent de prendre toute la mesure de l’impossibilité de rejeter, dans un rassurant passé révolu, l’histoire du génocide, tant brûle encore l’incandescence de ses blessures toujours ouvertes. 
Dans un consistant livret, dont la couverture se présente comme le fragment d’une stèle récapitulant les noms de victimes du génocide à Bisesero, on trouve de nombreuses indications sur la genèse, la composition et la vie du spectacle, des précisions sur les films contenus dans le coffret, ainsi qu’une utile chronologie accompagnée d’une carte du Rwanda avec les dénominations de l’époque. Hommage est également rendu au comédien Max Parfondry, décédé quelques heures après la dernière représentation parisienne du spectacle en 2002. 
Ce coffret est à la mesure du spectacle dont il laisse trace et prolonge l’existence. L’approche imminente de la 20ème commémoration du génocide, en 2014, rendait sa sortie indispensable, et il est salutaire qu’il ait pu paraître, enfin, avant. Le Groupov reprend en tournée, depuis l’occasion d’un « focus » à Paris pendant la première quinzaine d’octobre , une série de représentations de La Cantate de Bisesero qui constituait la dernière partie de Rwanda 94
 
(1) Olivier Neveux, Politiques du spectateur. Les enjeux du théâtre politique aujourd'hui, La Découverte, Paris, p. 109.
(2) Groupov, Rwanda 94, coll. "Passages francophones", Editions Théâtrales, Paris, 2002.
(3) Coffret double CD accompagné d'un important livret reprenant de larges extraits du texte du spectacle, édité en 2001 par le Groupov et Carbon 7 Records.
(4) Alternatives théâtrales : "Rwanda 94. Le théâtre face au génocide. Groupov, récit d'une création", 2001, avril, n°67-68, Bruxelles.
 
 
 

Michel Voiturier, Rue du Théâtre, 3 février 2014

Rwanda 94

Théâtre et catharsis en DVD


Cette « tentative de réparation symbolique envers les morts à l’usage des vivants » que fut le spectacle document du Groupov se devait d’aller au-delà de l’existence éphémère d’une tournée. La voici en 5 DVD pour que la mémoire collective se souvienne de cette courageuse réalisation essayant de rendre compte du génocide dont le Rwanda fut (si cette expression convient ici) le théâtre.
 
Cette somme audiovisuelle est bienvenue. Elle permet de revoir une représentation qui reste bouleversante, qui fut une expérience quasi unique de mettre en relation directe le travail scénique et la réalité historique. Elle amène à une réflexion en profondeur sur le rôle citoyen du théâtre et sur la manière dont notre monde est gouverné.
 
"Rwanda 94"
 
« Rwanda 94 » se présente en quelque sorte comme une synthèse grandiose de ce que fut ou aurait dû être le théâtre brechtien. C’est-à-dire à la fois une création avec des comédiens et des musiciens mais également de véritables témoins issus du réel. Un spectacle qui mêle des musiques et des chants, compositions contemporaines puisés à même la novation musicale du siècle mais accompagnés de traditions locales, devenant tour à tour d’opéra ou de cabaret, mélopée ou chanson.
 
Un spectacle où cohabitent fiction scénique et témoignages bruts, présence réelle des acteurs et images projetées. Masques et marionnettes s’ajoutent aux costumes. Du côté des mots, ce sont monologues et même conférence, dialogues, chœur pour cantate parlée, psalmodies, litanies, refrains et couplets de chanson, citations. Ils sont joués ou lus. Les écritures en sont forcément diverses. Mais de toute façon, elles ne servent jamais un pathos qui n’ajouterait rien et freinerait sans doute la nécessité d’analyse.
 
Les musiques, poignantes et lancinantes, parfois allégées d’une pointe d’ironie, composées par Garrett List, ponctuent le spectacle à divers moments jusqu’à prendre parfois des allures d’opéra. Elles s’avèrent essentielles pour créer des ambiances, assurer des transitions, laisser respirer le public quand les mots sont devenus drus.
 
Ceux-ci nourrissent la parole nue de la survivante qu’est Yolande Mukagasana. Son récit, simple, contient tout l’effroi d’une réalité qui a dépassé l’entendement. Il demeure un moment essentiel qui dit aussi qu’il ne s’agit pas d’une représentation théâtrale habituelle puisque qu’elle plonge, en différé mais directement, dans la réalité avec les vraies larmes du vécu tragique.
 
Le chœur des morts allie le chant aux instruments, donne des bribes de déclarations mêlées, tissant dans la salle le discours polyphonique des témoins avant que des images filmées de l’actualité ordinaire mêlent la vie du monde au génocide évoqué par des visages en gros plan qui authentifient en langue du pays. Les lectures chorales viennent aussi égrener des questions. Celles qui se posent et qui n’ont guère reçu de réponses jusqu’à ce jour car elles mettent en cause tant de responsabilités locales, internationales, institutionnelles, politiques, religieuses…
 
Particulièrement signifiantes sont les séquences qui insistent sur le rôle des média, surtout l’ambigüité de la télévision où les débats, menés sous couvert d’impartialité, rendent glacés des propos qui se veulent compréhensifs et généreux sans néanmoins atteindre la vérité du réel vécu par les habitants. Et, malgré leur bonne volonté, des journalistes sincères restent prisonniers des impératifs financiers des grandes chaînes télévisuelles.
 
"À travers nous l'humanité..."
 
La structure de « Rwanda 94 » était constituée de ces mélanges, de ces ruptures qui cherchent à multiplier les points de vue de façon à cerner la réalité sous des angles multiples. De façon à remettre en cause de quelle manière est transmise l’information, comment elle est codifiée, de quelle façon elle est habillée voire déformée.
 
Le film de Marie-France Collard, « À travers nous, l’humanité… », parvient à confronter la création dramatique et la réalité de terrain. Il montre des extraits du spectacle et transmet d’une partie des émotions du public rwandais assistant, chez lui, à une représentation.
 
En alternance, il nous emmène sur des charniers où on déterre des corps. Il nous entraîne auprès de victimes qui témoignent de massacres et de viols, qui expriment leur difficulté à vivre auprès  de bourreaux qui ont été relâchés par la justice, qui disent leur insatisfaction devant des sentences ressenties trop clémentes et leur peur de représailles de la part de ceux dont la haine reste vivace.
 
Une des conclusions apportée par un psychologue rwandais éclaire bien le rapport du théâtre à la vie et l’apport qu’il  donne au public. Il constate qu’une partie de la population qui n’a pas vécu de près le génocide soit par exil à l’étranger, soit par refus de s’informer, mise en face de la représentation créée par le Groupov a pu pendre réellement conscience de ce qui s’était passé.
 
« Bruxelles-Kigali »
 
« La justice dans toute démocratie ramène l’humanisme là où il n’y avait que de la barbarie » mais elle n’a pas la tâche facile. Ce film est le rappel du procès en cours d’assises de Bruxelles d’accusés hutus. Il montre en parallèle des interventions de magistrats, d’avocats, d’enquêteurs, de témoins et des souvenirs de survivants, ainsi que des images d’archives terrifiantes.
 
Outre les récits de massacres, les rescapés en arrivent aussi à s’interroger sur le basculement de certains, connaissances et voisins, passés d'une cohabitation presque amicale à une inhumaniré impitoyable. Ils se rendent compte que s’ils reviennent au pays après le procès et les condamnations, ils ne seront pas protégés et sont contraints dès lors à demander l’asile politique en Belgique. Il y a aussi cette incompréhension d’être dans la salle d’audience du tribunal face à ou à côté de témoins hutus venant déclarer qu’ils n’avaient quasi rien vu et encore moins participé.
 
La fin est hélas loin d’être épilogue heureux. Au soulagement éprouvé par la condamnation d’un des principaux responsables succèdera la demande en cassation et le décès par maladie de l’inculpé avant un nouveau procès, mort donc judiciairement innocent. Alors, les survivants constatent que le pardon est impossible. Que seule une nouvelle forme de coexistence peut s’envisager pour le bien du pays.

Sobrement filmé, ce documentaire est entrecoupé de plans fixes pris au palais de justice de Bruxelles. Ils montrent l’iconographie des images insérées dans l’architecture en fresques, peintures ou statues, censées définir aux yeux du peuple qui les regarde ce qu’est un jugement, ce qu’est une juste condamnation des coupables. 

 

 

 

Olivier Neveux, NPA, 30 janvier 2014

DVD : Rwanda 94

 

En 1999, la création et les représentations de Rwanda 94, un spectacle de la troupe belge Le Groupov, furent un événement. Un coffret DVD rassemble désormais la pièce et un certain nombre de documents .
 
Tout commence en avril 1994. Le metteur en scène Jacques Delcuvellerie découvre à la télévision des images du Rwanda. Il ne se satisfait pas des discours télévisuels et politiques, plus ou moins discrètement racistes, et de la bouillie qui tient le plus souvent lieu d’analyse, et décide de comprendre. En 1999, il présente une première version de Rwanda 94 au festival d’Avignon. Le spectacle tournera jusqu’en 2005, avec des représentations au Rwanda en 2004.
 
La pièce débute par le témoignage d’une rescapée, Yolande Mugakasana : « Je ne suis pas une actrice », prévient-elle avant de déplier l’horreur de ce qu’elle a vécu. Puis la « fiction » théâtrale peut commencer : une journaliste Bee Bee Bee voit son émission consacrée au Rwanda interrompue par des fantômes qui surgissent au moment où elle prononce le mot de « tragédie ». Au Rwanda, il n’y eut pas de tragédie (avec ce que cela suppose de fatalité et d’impuissance) mais un génocide, c’est-à-dire un processus politique d’extermination. Bee Bee Bee s’engage alors dans un long parcours initiatique pour comprendre. 
 
Durant près de six heures, mobilisant une multitude de formes et de dispositifs (théâtre documentaire, agit-prop, conférence, projections, oratorio, musique, etc.), Rwanda 94 s’attache à rendre intelligible ce que les médias et la diplomatie française se sont acharnés à rendre opaque et indéchiffrable. Le point de vue est matérialiste, l’orientation anti-impérialiste. Dès lors, le spectacle met en lumière les responsabilités (des États belges et français, notamment), décrit l’enchaînement des faits, repère les processus idéologiques à l’œuvre. La pièce, passionnante, s’adresse à l’intelligence de son spectateur : il est fait le pari que lui aussi veut comprendre. Et la pensée qui naît, alors, s’appuie sur les émotions du spectacle tout autant qu’elle en produit de singulières. Le coffret est complété de deux films de Marie-France Collard, Rwanda. À travers nous, l’humanité…, revient sur les rescapés du génocide, dix ans plus tard, à l’occasion des représentations au Rwanda de la pièce. Bruxelles – Kigali suit le procès d’un génocidaire réfugié en Belgique à partir d’images d’archives mais aussi du procès lui-même. 
 
Comme son sous-titre l’indique, Rwanda 94 est une « tentative de réparation symbolique envers les morts, à l’usage des vivants ». La pièce réussit, en effet, le tour de force d’être simultanément une grande œuvre, un document rare et une puissante intervention politique « à l’usage des vivants ». 
 

 

 

Jean-Marie Wynants, Le Soir, 31 décembre 2013 

"Rwanda 94" : vingt ans après le géncode, retour sur une entreprise théâtrale exemplaire

 

"Ça me fout un peu la trouille ce spectacle. Je n’ai pas envie de me prendre ça dans la gueule en plein été, à Avignon… » Ainsi parlait, en juillet 1999, un collègue français après la conférence de presse de Rwanda 94 au Festival d’Avignon.
 
Quelques heures plus tard, sur scène, Yolande Mukagasana, rescapée du génocide, concluait le récit de son calvaire par ces mots : « Que celui qui ne veut entendre cela se dénonce comme complice du génocide ! »
 
Quinze ans plus tard, le Groupov sort un coffret de cinq DVD, consacré à l’entreprise exceptionnelle que fut Rwanda 94. Un spectacle fleuve dont on ne connaît aucun équivalent dans le théâtre contemporain.
 
C’est parce qu’ils voulaient entendre, comprendre et transmettre ce qu’ils avaient vu et entendu que les membres du Groupov se sont lancés dans ce projet unique dont la préparation les a occupés durant quatre ans. Raconter le génocide rwandais, donner la parole au million de morts trop vite oubliés, expliquer le pourquoi, le comment, explorer ces zones d’ombre que l’on évite soigneusement d’éclairer : c’est tout cela et bien d’autres choses encore que tentait de faire Rwanda 94.
 
Redécouvrir cette somme de plus de 5 heures, dans sa version filmée, reste un véritable choc pour ceux qui l’ont vue à l’époque. Pour tous les autres, le choc sera plus grand encore. En raison du sujet bien sûr et de la manière dont Jacques Delcuvellerie, Marie-France Collard, Mathias Simons, Jean-Marie Piemme et Yolande Mukagasana, les auteurs du spectacle, l’ont abordé. Le sous-titre de cette création en disait long à cet égard : Une tentative de réparation symbolique envers les morts, à l’usage des vivants.
 
Mais la grande réussite de Rwanda 94 reste d’avoir su, avec un matériau de base d’une richesse inouïe mais a priori très peu « théâtralisable », créé un véritable spectacle, constamment passionnant, intelligent, bouleversant alliant témoignages, théâtre pur, marionnette, conférence historique, vidéo, compositions musicales superbes de Garrett List, scénographie magnifique, extraits d’images d’actualité…
 
On retrouve tout cela dans ce coffret indispensable. Mais aussi beaucoup plus. Car la démarche du Groupov ne s’est pas terminée avec le spectacle. Ainsi, le film Rwanda. À travers nous, l’humanité… a été tourné par Marie-France Collard au Rwanda même, en 2004 alors que le spectacle y était présenté. Quant à Bruxelles-Kigali, de la même Marie-France Collard, il est consacré au procès à Bruxelles en 2009 d’un des responsables des milices Interahamwe et aux émotions et réflexions suscitées chez les survivants. Enfin, Œuvres en chantier. Rwanda 94. Groupov 20 ans, de Marianne Sluszny et Guy Lejeune permet de découvrir la préparation du spectacle, les questionnements de l’équipe et plus largement la démarche unique du Groupov.