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Ubu/Lulu/Stein (ou le metteur en scène en pédagogue)

De Jacques DELCUVELLERIE et des étudiants du Conservatoire de Liège


Création en décembre 1997 au Groupov et au Théâtre de la Place, Liège



C'est dans le cadre de l'enseignement de Jacques Delcuvellerie au Conservatoire de Liège que fut formé le Groupov en 1980, par la suite plusieurs des membres de ce collectif allaient à leur tour y enseigner et s'affirmer parallèlement comme acteurs, auteurs ou metteurs en scène.

Cet échange a pris une forme plus intense encore à partir de 1993 où, pendant deux ans, au sein du Conservatoire, Jacques Delcuvellerie, assisté de Nathalie Mauger et Pietro Varrasso, put animer une expérience pédagogique originale : le Studio. Il a du être abandonné faute de moyens.

 

UBULULUSTEIN réunissait dix jeunes acteurs exceptionnels, dont sept issus du Studio, autour de trois oeuvres courtes extrêmement contrastées, mises en scène par Jacques Delcuvellerie.

 

 

Ubu Roi d'Alfred Jarry

 

La pièce tient du drame historique shakespearien et de la farce de potaches. Nous lui avons donné un cadre réellement forain, chapiteau et trétaux, où se mêlent toutes ses dimensions : grotesque, tragique, provocatrice, drôle et inquiétante à la fois. Un couple de musiciens-bonimenteurs, usés et magnifiques comme le décor, orchestre toute la représentation et requiert le public pour donner aux monstres la réplique du peuple... Nous passons de noirs complots en défilés militaires et du massacre des notables au couronnement du Crétinisme Vorace. Vive Ubu Roi, par ma chandelle verte !

 

Lulu de Frank Wedekind

 

Lulu est jeune, belle, danseuse, entretenue. Lulu paraît et aussitôt un désir torturant dévore hommes et femmes. Dans son sillage, à travers l'Europe : meurtres, suicides, pénitenciers, banqueroutes. Lulu, tel l'animal le plus innocent, n'a qu'un instinct : vivre. Quand, déchue, misérable, maladroite, prostituée, elle s'écroule enfin au bord de l'amour, il ne faut pas moins que le couteau de Jack l'Eventreur pour mettre fin à une telle carrière.

L'oeuvre, énorme, était pour nous inmontable, et c'est à une création courte et très dense à partir de moments exemplaires de la pièce que le travail nous a finalement conduits.

 

Conversation chez les Stein à propos de Monsieur de Goethe absent de Peter Hacks 

 

Goethe résida dix ans à la Cour de Weimar et y fut l'ami intime, et sans doute l'amant, de Charlotte Von Stein. Brusquement, il disparut pour l'Italie. Le rideau s'ouvre au lendemain de ce départ mystérieux, sur le boudoir de Mme Von Stein. Suit un monologue qui est certainement un chef d'oeuvre du genre : brillant, persifleur, cynique, sincère, bouleversant, impudique, désarmant. Charlotte Von Stein, modèle de conformisme aristocratique provincial, se découvre... Et nous découvrons à travers elle, sans même qu'elle s'en doute, un monde en sursis, une société au seuil des grandes mutations.

 

 

Une production du Groupov

avec l'aide du Théâtre de la Place, de Théâtre & Publics et du Conservatoire Royal de Liège